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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 17:26
 
Je marche, seule sur la plage. Les nuages roulent poussés par le vent. Je suis bien.
Le vent fait voler mes cheveux et caresse mon visage. La mer roule de grosses vagues qui s'écrasent dans un grondement sourd. Gerhard-Richter.jpg
Je n'ai pas entendu ses pas sur le sable, quand il s'est arrêté prés de moi et me dire bonjour. J'ai regardé cet inconnu et je lui ai répondu. Ses yeux francs lisent jusqu' au fond de l' âme. ce sourire, doux et tendre pour me dire: "N'ai pas peur". Ses cheveux bruns en bataille, étaient décoiffés par le vent, avec la mèche qui tombait sur ses yeux que j'ai eu envie de remettre à sa place.
J'ai repris ma promenade et il a marché à côté de moi. un long moment, sans un mot échangé.
La marée montant, une vague plus impatiente que les autres s'est aventurée plus loin. Il m'a pris le bras pour m'écarter de l'effrontée et nous avons ri.
Et il a continué de tenir mon bras. Le ciel couleur d'encre, attendait encore avant de déverser ses cataractes. Nous avons parlé de nos promenades sur la plage. J'aime marcher seule, ressentant les mouvements de la mer, les senteurs marines apportées par le vent, écoutant les bruits et pensant à une nouvelle. Je me suis surprise à lui raconter que j'écrivais des nouvelles. J'ai ri quand il m'a demandé:"quel genre?". Je me suis arrêtée pour le regarder - un peu insolente- et répondre "érotiques". Il a souri en me disant qu' il aimerait les lire. Son sourire était doux, ses yeux reflétaient la curiosité. Etais-je capable de regarder quelqu'un lire mes nouvelles?
Publiées sur mon blog, je ne peux qu'imaginer le lecteur. Souriant, pensif, interrogatif, moqueur, peu être perturbé... Mais m'imaginer assise attendant les réactions, ma patience serait mise à dure épreuve, ainsi que ma pudeur.
Je lui dis le nom de mon blog. Il rit. "vous croyez que je ne m'en souviendrais pas?". Et c'est à ce moment, que le ciel s'est ouvert déversant sur nous des trombes d'eau. Nous nous sommes mis à courir sur la plage, chacun de notre côté...
Ce soir en écrivant ce billet, un nouveau commentaire est arrivé, sur un ancien billet: "J'aurai aimé lire ce billet assis prés de vous au coin du feu. Signé x, l'inconnu de la plage".
 
Mélodie

peinture de Gerhard Richter

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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