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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 19:32

 Le déjeuner

Je garde de ce déjeuner un souvenir, léger; éthéré, aérien comme les bulles du Champagne.

 Main dans la main nous somme dirigés vers sa voiture.

Après une dizaine de minute de conduite nous sommes arrivés devant une vieille ferme qui annonçait qu'on pouvait déjeuner. La porte était basse car il a dû baisser la tête pour passer. A l'intérieur le décor simple, nous donnait une impression d'intimité. Des paravents disposés astucieusement permettaient d' isoler les tables. il a choisi une petite table ronde dans le coin et prés de la fenêtre.

Nous nous sommes assis, presque côte à côte. Il m' a pris la main et  y a déposé un doux baiser dans le creux puis l'a refermée pour qu'il ne s'envole pas. J'ai pu à nouveau repousser la mèche de cheveux qui retombait sur son front et il a ri.

Il n' y avait pas de carte, pas de menu. Des amuse-bouche salés pour faire patienter, toutes différentes. alors chacun en prenait la moitié d'une et donnait le reste à l'autre, avec des sourires, des rires et quelques grimaces.

le repas s'est ainsi poursuivi dans une douce ambiance, des regards qui promettaient, des demi-mots, des mains qui se prenaient et se laissaient, des genoux qui se frôlaient.

Le dessert, des mignardises sucrées, nous a fait sourire. Le café gourmand embaumait.

Et puis, il a pris ma main, nous sommes sortis et nous avons marché, jusqu' à une petite dépendance aménagée en chambre d'hôtes. Devant la porte, Jordan m'a tourné vers lui, m'a regardé au fond des yeux, puis m'a embrassé. Ce n'était plus le baiser pour faire connaissance. C'était un baiser passionné, exigeant, et tendre à la fois, qui prenait, qui donnait et qui disait: "viens" ...

 

Doucement sa bouche a glissé sur ma joue, vers mon oreille, et il a murmuré, comme intimidé: "Tu veux bien, dis?".

 Je ne savais plus, je me suis écartée pour le regarder, pour essayer de lire jusqu'au fond de son âme. Oser, comme cela, vivre quelque chose de merveilleux et l'accepter d'un tout petit mot. Il a dû lire en moi toutes les questions qui me noyaient et a ajouté: "demain aussi, si tu le veux, et...". J'ai posé ma main sur sa bouche. je ne voulais pas de promesse. J'ai avancé vers la porte sans rien dire, je suis entrée dans le studio. En me retournant, j'ai vu qu'il n' avait pas bougé, qu'il attendait une réponse et j'ai vu de la tristesse dans ses yeux. alors vite je lui ai dit simplement "Viens!" en tendant les bras.

Il s'est précipité, comme si j'allais changer d'avis et m'a serrée très fort contre lui, en me berçant.  lui, si grand, si fort, si sûr de lui, tout à coup s'accrochait à moi comme à une bouée de sauvetage. J'avais les larmes aux  yeux . quand il a levé la tête, elles coulaient sur mes joues. Il a bu mes larmes en murmurant: "amour".

Un feu de bois brûlait dans la cheminée et devant, un joli plaid était posé sur le sol.  Nous avons jeté nos manteaux sur un fauteuil. Il s'est assis sur le plaid, adossé au canapé, et m'a tendu la main. Je me suis retrouvée blottie tout contre lui, ses bras autour de moi qui me tenaient. J'ai levé mon visage vers lui et j'ai embrassé le coin de sa bouche. J'avais déjà glissé ma main sous son pull, à la recherche de sa chaleur, vers son coeur. Il m'a embrassé avec cette tendresse qui me faisait trembler. Sa main douce s'est posée sous mon pull, sur mon ventre et a remonté vers mes seins et les a caressé doucement. Il a soulevé mon pull et me l'a enlevé. Mes seins se dressaient vers sa bouche si tendre, vers sa langue si douce. Je fermais les yeux pour mieux savourer ses caresses. J'étais au paradis. Je me retrouvais nue sur le plaid. Ses mains, sa bouche étaient partout sur mon corps. Sa bouche partit à l'aventure sur mon ventre autour de mon nombril. Et puis sa main a caressé mes jambes, puis remonté à l'intérieur de mes cuisses, pour venir effleurer le mon vénus. J' étais cambrée, mon corps se tendait vers sa main, légère. Quand sa bouche s'est posée sur le cœur de ma fleur, mes mains se sont posées sur sa tête et ont caressé ses cheveux. Je ressentais cette chaleur au cœur de ma féminité qui annonçait la montée du plaisir, je suppliais, je gémissais, je demandais encore et je me tendais vers sa bouche. J' ai crié mon plaisir. Je tremblais de tout mon corps sa bouche continuait la caresse doucement de plus en plus doucement, jusqu' à ce que mes tremblements s'apaisent. Sa bouche est remontée sur mon corps, sur mes seins et est venue cueillir sur mes lèvres mon dernier soupir de plaisir. J' ai repris mon souffle doucement en le serrant très fort contre moi. Ce que j'ai ressenti à ce moment-là est tellement fort, tellement incroyable.

Il s'est redressé un peu fébrile, à genoux entre mes jambes, je l'ai regardé se déshabiller. Me regardant dans les yeux il s' est allongé sur moi...

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commentaires

Guthin 07/04/2008 22:06

Coucou Mèlodie Quoi de plus beau que deux êtres enlacés après un bon repas, les bulles de champagne aidant à l'exaltation des sens.J'aime ce texte, on voudrait le lire les yeux fermés pour en imaginer la scène et se confondre avec les acteurs.Mais si on ferme les yeux on ne peut plus lire.A moins que , à moins que l'on ne le sache par coeur.Je prèfere encore le lire et rêver ensuite.Je te laisse je vais rêver ............sourires bises

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Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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