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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 21:30

Pour la Petite Fabrique d'écriture

 

Il la suivait, de loin sur le pont-promenade du paquebot. Elle marchait tranquille. Chaussée de ballerines elle avait une démarche de danseuse étoile. Longue, élancée, elle avait de longs cheveux noirs qui volaient au vent. Elle tentait de les retenir et de les enserrer dans un foulard de soie qui voulait partager le vol des mouettes.

Elle se posta dans l'encoignure d'une porte pour se protéger du vent et enfin envelopper ses cheveux dans le foulard. Elle semblait tout droit sortie de l'affiche de la publicité pour ces croisières.

Elle reprit sa promenade. Le regard fixée sur l'horizon, elle admirait les couleurs du ciel sous le soleil couchant. De temps en temps l'ombre de petits nuages atteignait le bateau et la fraîcheur du crépuscule se faisait ressentir, le temps que le soleil réapparaisse.

Il regardait cette silhouette fine dont la robe fluide et légère flottait autour de son corps comme un drap claquant au vent. Robe de grand vent qui la soulevait. Il pouvait admirer la blancheur d'une cuisse. N'ayant plus besoin de retenir ses cheveux, elle retint d'une main le pan de la robe, la resserrant autour de son corps. Il apprécia ainsi la rondeur de ses hanches, le derrière des genoux. Arrivée sur le pont arrière abrité du vent, elle lâcha la robe qui se mit à bouger au rythme de ses pas. Elle ralentit et s'appuya à la rambarde pour regarder deux enfants, sans doute frère et sœur qui se chamaillaient.

Il pu ainsi admirer le côté face. Le visage ovale était doux et les yeux masqués par des lunettes de soleil. Il resta ainsi de longues minutes à l'admirer. Le haut de la robe moulait son buste et la finesse de la soie laissait plus que deviner la rondeur de ses seins surmontés de petits tétons. Il sourit à cette pensée. la brise légère appuyait la jupe sur son ventre et ses cuisses. Un soupir s'échappa de ses lèvres. Il se passa la main sur les yeux comme pour effacer cette vision.

Les enfants s'éloignèrent.

Ils se retrouvèrent seuls, chacun à une extrémité du pont. Elle semblait perdu dans ses pensées quand elle se redressa et d'un pas décidé partit dans sa direction. Il la regarda s'approcher de lui et s'arrêter à un pas de lui. Elle avait un léger sourire sur les lèvres quand elle enleva ses lunettes et il put admirer l’or de ses yeux. Il ne s'en lasserait jamais. Il posa sa main sur son épaule et demanda : "qu'as-tu sous ta robe ?"

Elle sourit un peu plus en s'approchant de lui jusqu'à le toucher et mutine lui répondit : "peut-être rien". La main se fit caresse pour glisser vers un sein. Elle s'arrêta sur la rondeur d'une hanche. Au creux de son cou il murmura : "pas peut-être. Rien"

 

 

 

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Published by Mélodie - dans Jeux de mots
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commentaires

pb-r 20/04/2008 22:26

Je comprends mieux que tu aimes le vent... et les mots qui parlent du vent et des corps dans le vent. Rien à voir avec la comptine de Fernande Huc, pas vrai ?Mais j'ai apprécié... A+...

:0038: Dany :0059: 20/04/2008 12:53

Bonjour de Canton en Chine,jolie texte, quoique un peu osé, mais je suppose que ce sont les temps moderne ,bon dimanche :0059: bye
A bientôt sur http://dany.enchine.over-blog.com/

Guthin 19/04/2008 18:29

Fée des mots et non sorcière mais peut être que tu as perdu ton balais tiens cela me rappelle une histoire de stroumpff sourires.Bon weekend ma douce sorcière bisous

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Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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