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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 16:00

 

C’était il y a longtemps, il me semble…

Souvent à ce moment-là, je partais marcher, marcher, marcher … pour échapper à ce quotidien qui m’ennuyait, me rongeait de l’intérieur, pour m’éloigner de cet appartement toujours en chantier, de ces murs jamais finis qui me déprimaient, pour m’évader de cette vie monotone.  Je marchais sur le chemin de halage, mon carnet à la main, oubliant la réalité, me laissant aller à rêver. J’étais en paix, seule et pourtant que de monde venu apprécier cette fin de journée.

Je prenais, je buvais à perdre haleine la quiétude de ce lieu où seule la nature fait loi.

En cette fin d’après-midi d’hiver, le ciel sans nuage se reflétait dans l’onde. Sans vent, l’eau n’avait aucune ride. Seulement ce couple de cygnes et quelques canards rompaient la surface lisse du fleuve.  Je retrouvais la souche où je m’asseyais d’habitude pour rêver, écrire mes rêves d’autre chose, de voyages, d’amitié, d’amour, d’amants attentionnés, doux, délicats, passionnés, de bonheur partagé.

Mais ce jour-là, je ne voulais pas rêver, je voulais penser et apporter les réponses à mes questions. Que sera mon avenir ? Comment devais-je donner un nouveau sens à ma vie ? Devais-je continuer ainsi, sans rien attendre, juste survivre ?

L’eau était limpide. Par transparence j’apercevais les plantes aquatiques qui suivaient le courant. Et moi, allais-je me laisser porter ainsi par le courant ? Pourquoi ? Pour qui ? Pour ne pas faire de chagrin, pour ne pas faire de mal, je pouvais continuer … Mais c’est moi qui aurais mal …Le voulais-je vraiment ? Pour une fois, penser à moi ? Ne plus ressentir ce mal-être, cette tristesse ?

Alors, un mot, me foudroya, que je refusais et repensais à nouveau, que j’essayais d’avaler, qui m’étouffait…Le soleil était couché quand, les larmes coulèrent, salvatrices, quand la certitude se fit sentir… Enfin ce mot, je le murmurai, je le pleurai, je le pensai, je le dis, je le criai …
« Divorce ! »

C'était un soir, je regardais la Loire...."

 

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Published by Mélodie - dans Jeux de mots
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commentaires

sand 30/06/2008 11:07

j'aurais pu écrire ces mots....je pourrais écrire ces mots...

pb-r 24/06/2008 23:19

C'était un soir... ou t'étais toujours pas là !Mais, je te pose quand même un petit mot sur la table basse du salon... A+

Mélodie 25/06/2008 08:20


c'est vrai, j' étais pas là...
Je me remettais du week end, j'ai fêté l'été au bord de la baltique à Stockholm :))

bonne journée



Guthin 23/06/2008 13:02

Coucou Mèl dis-moi le dernier comm serait-ce la personne à qui je pense? si c'est lui transmet lui mes amitiés commentça chez les trolls tu as putter trop fort ? ou serais-tu devenue globe-trotteuse.hihihigros bisous

Deck 19/06/2008 08:55

Et regarder la Loire sur les bords de Seine, c'est pas facile, j'vous l'dis moi !

Mélodie 19/06/2008 10:10


bien vu :))... mais il fallait caser  "C'était un soir, je regardais la Loire ..."

ouf! j'ai rattrapé ton comm




pb-r 18/06/2008 15:57

Un dur moment de la vie... mais quand on l'a vécu au bord d'une rivière, tout est moins difficile... Joli texte, ma foi...

Mélodie 19/06/2008 07:57


merci ...


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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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