Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:00

Pour l'atelier d'écriture de Gwenaëlle:  une phrase de début, une phrase de fin et vingt minutes pour écrire un texte cohérent entre les deux.

Phrase de début : La chaleur du soleil semblait fendre la terre./ Phrase de fin: Quelque chose n’était pas comme d’habitude. (extraites de Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé)

 

La chaleur du soleil semblait fendre la terre.Le ciel était blanc de lumière et de tous les côtés où on se tournait, rien. Même l'horizon masqué par la blancheur de la chaleur avait disparu. Au milieu de nulle-part, les deux hommes marchaient lentement, au même rythme , l'un derrière l'autre. Vêtus d'un pantalon de toile, d' une chemise délavée et des espadrilles avachies aux pieds, ils avançaient. La peau tanèé, les yeux clairs plissés, pas une goutte de sueur ne coulait sur leurs fronts burinés. Leurs  yeux pâles, presque blancs ne cillaient pas sous le soleil éblouissant. Rien ne les faisaient ralentir, ni accélérer. Pas un mot n'était échangé. Les aspérités de la terre desséchée disparaissaient sous leurs pieds. Un pas, puis un autre, ainsi de suite et la ligne d'horizon ne se matérialisait toujours pas. Rien, comme si la terre était un prolongement du ciel, elle ne tournait plus, le soleil était un phare vers lequel ils se dirigeaient espérant un port, havre de paix.

Pas de bruit, la vie avait déserté. Les deux hommes marchaient, marchaient comme des métronomes. Plus de point de repère. Ils étaient partis d'un coin de verdure jaunissant où la vie s'était évanouie. Plus de projet, rien pour leur rappeler qu'ils en eurent un jour. Ils ne se retournaient jamais, comme si leur passé n'avait pas existé. Ils ne laissaient aucune trace de pas sur le sol. Même leurs ombres étaient restées à la traine, ignorant qu'elles devaient les suivre.

Soudain le premier s' arrêta, attendit que le second arrive à sa hauteur puis en repartant il dit que quelque chose n'était pas comme d'habitude. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Mélodie - dans Jeux de mots
commenter cet article

commentaires

sand 30/05/2010 09:24



le poids du désert dans la lumière blanche


Bon dimanche Mélodie


Bisous



Présentation

  • : Le blog de Mélodie
  • Le blog de Mélodie
  • : Plaisir d'écrire
  • Contact

Profil

  • Mélodie

Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

Recherche

Textes protégés

sceau1ah

00048925