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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:04

Quand il nous a dit qu’il s’était inscrit,

Tout le monde a pensé 

Qu’il avait perdu la tête.
A corps perdu, il s’est lancé dans l’aventure.
Pour ne pas en perdre une miette,

Il a couru à perdre haleine,

Jusqu’à perdre pied.
Il avait perdu la main.
Ayant perdu le nord,

Il n’a pas franchi la ligne d’arrivée.

Pour ne pas perdre la face,

Il est rentré directement chez lui,

Sans perdre de temps.

Et quand on lui a demandé de nous raconter,

Il avait perdu sa langue.

Décapité, unijambiste, manchot, asthmatique et muet

Ne lui reste-t-il que son âme ?

 

petite fabrique d'écriture : http://azacamopol.over-blog.com

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 07:34

Jeu pour la Petite fabrique d'écriture

http://azacamopol.over-blog.com

 

 

Demain... oui demain, je le ferai. Demain, après une bonne nuit de sommeil, j'aurai le courage. Eh ! Pourquoi pas aujourd’hui ? Hein ?

Parce que ... Je n'ai pas de raison de remettre à demain, ou plutôt si : des milliers.

Demain : dix années de demain. Chaque jour je remets à demain.

Devant mon miroir ! : "N'attends pas d'être une vieille pomme ridée ! Il y a dix ans tu ne voulais pas être une ménagère de plus de 50 ans... Et voila, tu y es. Le temps a passé."

 Je souris à mon reflet dans la glace. Ménagère de plus de 50 ans ! J’y suis, pas tout à fait la caricature, mais sur la bonne voie : Boulot, courses, ménage, cuisine, télé, dormir, boulot, … Les fêtes de fin d'année viennent de se terminer. Je ne l'ai pas fait avant pour ne pas gâcher cette période de joie. Mais là, si j'attends il y aura les anniversaires des enfants, puis les fêtes de Pâques, puis les vacances, ... Et ainsi de suite, il y aura toujours un demain.

Bon ! Aller, courage ! Demain, les enfants seront sortis, nous seront seuls tous les deux, juste la bonne situation pour lui annoncer que je vais le quitter.  Demain...

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 08:34


franck.portelance




Bouteilles sans étiquettes,
Les litrons se mirent sur la table de verre.

Le rouge a tiré le premier,

Monopolisant le verre et la bouteille vide.

Qu’à cela ne tienne,

Apprenti sorcier des temps modernes,

Le blanc se lâche pour tendre vers le rosé.

Les bouchons se la jouent bande à part,

Un peu à l'écart,

Histoire de ne pas en perdre une goutte.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:55
http://a1000mains.hautetfort.com/media/02/01/1802076537.jpgby Robert Lubanski



Il se hâte. Pourtant, il n'est pas en retard, son train ne sera pas à quai avant trente minutes. Mais, il se hâte inconsciemment alignant son pas sur celui des autres voyageurs. Dans la galerie marchande de la gare, peu de badauds. La musique diffusée s’efface devant les voix et les bruits des pas. Comme d’habitude les haut-parleurs annoncent des arrivées et des départs sans qu’on en comprenne vraiment les paroles.

 Les enseignes lumineuses donnent une clarté fantomatique aux silhouettes des chalands. Peut-être s’arrêtera-t-il pour acheter une revue ?  Ou bien, sortir pour griller une cigarette... Mais d’abord, poinçonner son billet.

Un flot de voyageurs le double, presque à le bousculer et l’entraîne à allonger le pas. Il respire, le troupeau est passé, fermé par une silhouette blanche. Qui est-elle ?  Il accorde son pas au sien. Le dos, la chute de rein lui disent qu’il s’agit d’une jeune femme. Les jambes fines dévoilées par la minijupe confirment cette première impression. Montée sur des hauts talons pas adaptés au carrelage inégal du sol. Le bruit de la valise à roulettes estompe le bruit de la galerie. Le monde autour de lui s’est effacé. Il a la sensation d’être seul regardant un film.

La jeune femme avance tranquillement, Peut-être vient-elle d’arriver ? D’où ? Habillée de blanc, elle est venue chercher le soleil. Une fille du nord, aux longs cheveux blonds qu’elle rejette en arrière pour éviter qu’ils ne soient pris dans la bandoulière de son sac à main. Quel euphémisme !  Un sac à main ! Non une besace, un fourre-tout est plus adapté !  Il regarde ses jambes légèrement halées, sans doute quelques séances d’UV pour ne pas paraître trop pâle. Son regard remonte un peu ... les hanches moulées dans la petite jupe se balancent au rythme d’une foulée très féminine. Un léger sourire étire le coin de sa bouche. Quelle idée ! Quelque fantasme... de nouveau sourire.

Il reprend conscience du monde alentour quand les haut-parleurs hurlent quelque départ. Instinctivement il jette un regarde vers l’horloge. Non, ce n’est pas encore l’heure. En relevant les yeux, il constate que la jeune femme s’est éloignée, accélérant le pas. Il sourit encore en pensant à l’histoire qu’il s’est raconté. Non, elle repart vers son nord lointain, avec un peu de soleil du sud et des couleurs de pain d’épices qu’elle pourra montrer aux gens du nord. Au bout de l’allée, elle tourne vers les voies... Il perçoit une petite poitrine, un nez droit, des lèvres pulpeuses, ... Pour le reste, il lui faudra inventer l’histoire de l’inconnue de la gare.

pour Jeu d'écriture sur
http://a1000mains.hautetfort.com/archive/2010/03/10/jamais-deux-sans-trois.html

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 06:30


« C'est un glaçon»,
dit-il, assis à la terrasse du café, sirotant son blanc matinal, sous la lueur blême de l’aurore. Son compagnon ricane en suivant des yeux la frêle silhouette. Elle retient un sanglot et s’éloigne rapidement. Chaque jour, en passant devant le café pour rejoindre son atelier, c’est la même phrase qui la salue, le même ricanement. Cette phrase lancée avec haine par l’ivrogne, lui hache le cœur. Et si c’était vrai ? Elle tressaille.

Elle frisonne. Son visage impassible ne montre pas la blessure.  Frileusement, emmitouflée dans son vieux pull angora, souvenir de jours meilleurs, elle accélère un peu, juste pour ne pas courir et montrer sa détresse. Enfin, elle s’engouffre sous le porche, silhouette éthérée mince comme une allumette, au fond de la cours son havre de paix, l’atelier. Elle referme la porte derrière elle, pousse le verrou et s’y appuie tremblante. Elle ferme les yeux un instant, puis le visage de nouveau impassible, le regard clair, elle allume le feu dans le poêle à mazout. Il faudra en racheter, mais pas avant d’avoir vendu les deux toiles. Peindre ! Peindre, pour vivre. Peindre pour survivre. Peindre, son exutoire.

Avec cette commande, elle pourra payer son loyer. Un vieux monsieur s’est présenté il y a quelques jours accompagné d’un jeune éphèbe pour en faire le portrait, tout juste sorti de l’adolescence. Ils reviennent aujourd’hui pour la séance de pose.

Quand on frappe à la porte le petit coin salon s’est réchauffé. Un drap de satin blanc, étalé sur la méridienne, il lui faudra imaginer au premier plan la piscine remplie de sang.

Ils entrent tous les deux emplissant ce qui lui sert de vestibule. Sans préambule le jeune homme s’avance au milieu de l’atelier tout en se déshabillant laissant tomber ses vêtements. Elle se penche pour ramasser le linge mais le vieux la retient. « Je veux ses vêtements éparpillés à la surface du sang ». Comme il veut, après tout c’est lui le client. Son carnet de croquis posé sur le chevalet elle dessine, le regard, la chevelure, la bouche demandant à son modèle de changer d’expression, sourire, tristesse, souffrance, indifférence, froideur, mépris. De temps en temps le vieux émet une idée, puis il tranche. Ce sera la souffrance pour le visage et la langueur pour le corps, la main tendue comme pour implorer. La séance prend fin. Ils reviendront demain. Le jeune homme n’a pas prononcé un mot. Le vieux part avec un petit sourire de satisfaction.

Elle baisse le chauffage, ajoute une veste de grosse laine sur sa blouse, assise dans le fauteuil en osier recouvert de vieux coussins éventrés elle prend son carnet de croquis, elle étudie le travail de la matinée.  Puis oubliant le temps, oubliant de se nourrir, installe sur son chevalet une feuille de papier à aquarelle. Absorbée elle oublie, juste concentrée sur son pinceau. Elle relève la tête quand la lumière se fait ombre. Elle pose le pinceau, la boite de couleurs, s’étire, tourne la tête à droite puis à gauche pour détendre les muscles de sa nuque et recule. Elle allume la lumière, son estomac proteste. Alors sans un regard pour le dessin, elle se détourne et quitte l’atelier. Aujourd’hui, elle n’oublie pas de fermer la porte.

En passant devant le restaurant chinois, elle s’arrête pour quelques nems et un bol de soupe à emporter. Comme à son habitude, le chinois toujours souriant lui met un nem supplémentait prétextant qu’aujourd’hui ils sont petits. C’est gentil. Cela lui fera deux repas. Puis elle commence la montée vers sa chambre au huitième étage, sans ascenseur.

Il fait froid sous les toits. Après une toilette rapide, elle s’installe sous la couette, le plateau-repas sur les genoux et mange la soupe encore un peu chaude. Elle pense à sa journée et surtout à celle de demain. Peut-être que le vieil homme sera satisfait et lui fera une petite avance.
Son léger dîner terminé, elle range les restes dans le garde-manger, éteint la lumière. Demain, il fera jour. 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 07:00

 

Comment cela ? Une histoire de chaussure, de botte, de godillot, de sabot, de chausson, de pantoufle ? Je vais peut-être aller voir le cordonnier du coin. Je ne sais pas si cela est judicieux. N’est-il pas le plus mal chaussé ? Certains scandales ont bien éclaté à cause d’une belle paire de chaussures ! Des chansons ont raconté des histoires de sabots du côté de la Lorraine. Un soir par an, le parfum du sapin se trouve altéré par les odeurs des chaussures dont on le décore. Tiens ! Pourquoi pas, un conte à dormir debout où la belle perd sa pantoufle en s’enfuyant. 

Tout a commencé par un coup de baguette magique ! Hop ! La belle fut habillée de la tête aux pieds, sur mesure et sans essayage. Les souliers lui allèrent comme un gant… et pourtant, des pantoufles de verre pour danser jusqu’à minuit ! Vous m’en direz tant ! Une pantoufle est quelque chose de douillé de confortable, qu’on enfile pour rester au coin du feu avec un bon livre et en sirotant un cordial ! Mais une pantoufle de verre, certains diront : « non ! De vair ! » Mais M. Perrault n’a-t-il pas écrit verre ?  Et, oui ! Du verre, une matière noble ! Mais quel inconfort ! Il faut dire que la belle était motivée. Jusqu’à minuit ! Elle avait l’impression d’avoir toute la nuit…

Mais non au premier coup de minuit elle dut s’enfuir, laissant tomber, dans son envol, une pantoufle… Celle-ci se sentit abandonnée, triste et seule au beau milieu de l’escalier, sous le regard réprobateur de tous les invités. Le prince, un grand dadais beau gosse, qui était sous le charme de la belle, tirait une tête ! Je vous le dis pas ! Longue comme le bras ! La belle avait disparu. Elle lui laissait en souvenir une petite chaussure qui brillait sous l’éclairage des grands lustres au milieu de l’escalier d’apparat.

Le prince prit la chaussure et la posa sur un tabouret. Il eut une idée de génie : faire essayer la délicate chaussure à toutes les dames présentes à la cour. Toutes les femmes défilèrent, de la plus jeune à la plus vieille. Et ce fut là, la séance de torture la plus longue pour la jeune pantoufle. Elle en vit de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les odeurs, de toutes les grosseurs… Hélas ! Ou heureusement, aucun pied ne put y entrer.  Le prince parut bien désespéré. Mais quel benêt ! Il voyait bien que certains n’y entreraient jamais, même avec un chausse-pied ! Qu’à cela ne tienne ! Il décida de faire le tour du royaume et de faire essayer la pantoufle à toutes les femmes. La séance de torture n’était qu’un amuse-bouche.

Le lendemain, de bon matin, le prince escorté des notables de la cours, d’une garde rapprochée commença sa tournée. Cela dura plusieurs jours. C’était d’un ennui ! Toutes ces femmes qui essayaient désespérément la chaussure. C’est tout juste si le prince ne s’endormait pas.

Dans un village, un peu à l’écart, il entra dans une maison et se trouva face à 2 jeunes filles, pas jolies, plutôt nunuches, très excitées dés qu’elles le virent. La pantoufle se faisait toute petite au fond de la poche. Elle ne voulait pas de ces pieds-là ! Heureusement, quelque soit le moyen employé pour réussir l’essayage, les pieds restèrent à l’extérieur de la pantoufle, mais quelle abomination ! Le prince était désespéré, c’était la dernière maison du royaume. Triste, en se dirigeant vers la sortie il croisa une souillon …

Vous connaissez la suite : Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.
Quant à la pantoufle, elle finit au fond d’un placard, son rôle était terminé.

 

Mélodie

reves-de-melodie.over-blog.com

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:43

La fin d’une correspondance

 

Il frappe à ma porte. Le moment est arrivé. Depuis que j’ai répondu et ouvert le portail par l’interphone, j’ai hésité, j’ai retenu ma respiration, j’ai soufflé doucement, en me tordant les mains, puis je les ai essuyées sur mon jeans. Ma coiffure ! Mes vêtements ! Tout était de travers ! Rien n’allait plus ! Dans le miroir de l’entrée j’évitais de croiser mon regard brillant, presque fiévreux. Je me réjouissais tant de cette rencontre ! Depuis si longtemps que nous correspondons, cela devait bien arriver. Nous avons tant de fois évoqué ce moment, surtout lors de ces occasions avortées ! Voila ! Le jour tant attendu est arrivé ! J’ai guetté son pas dans l’escalier ! En riant au téléphone il m’a reproché gentiment le manque d’ascenseur pour arriver chez moi au deuxième étage.  J’étais là, debout au milieu de l’entrée, la porte entrebâillée, écoutant le bruit de ses pas, plus sourd sur la moquette du palier du premier étage, puis il a amorcé la dernière volée de marches.

D’où je suis, je ne pouvais pas voir son arrivée sur mon palier, ni le voir franchir les quelques mètres jusque devant ma porte. J’ai respiré profondément quand il a frappé à ma porte.

Les joues en feu j’ouvre la porte, heureuse et inquiète à la fois je croise son regard clair. Un léger sourire sur ses lèvres masque son anxiété quand il me dit de sa voix douce légèrement teintée de soleil : «Bonjour, Mélodie ».

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 11:39

Voila, c’est le jour J. Les déménageurs vont arriver d’un instant à l’autre.

 

Six mois auparavant… Ce jour de janvier où je t’annonçais que j’avais décidé de prendre un autre chemin, que je ne pouvais continuer avec toi cette vie qui n’avait plus rien de commune, où la routine était imprégnée d’indifférence… Et surtout ce constat cruel : je ne t’aime plus. Même la tendresse s’est éteinte… Je savais que je te faisais mal, mais je savais aussi que si je restais, c’est moi qui aurais mal…

 

Alors aujourd’hui je quitte cet appartement sans âme, qui ne me ressemble pas, qui m’indiffère. Je suis détachée de tous ces biens communs. Je voulais partir comme ça, juste mes vêtements, le reste ne m’intéressant pas, pour repartir à zéro et faire table rase. Mon avocat m’a rendu la raison. Nous avons partagé le mobilier et tu restes dans l’appartement jusqu’à ce qu’il soit vendu. Pendant une semaine, tu m’as regardée, silencieux, remplir les cartons quand je rentrais du travail. 

 

Les déménageurs sont arrivés avec leur petit camion. Ce qu’ils doivent prendre est regroupé pour qu’il n’y ait pas de confusion. En deux heures, ils ont tout emballé.Camion de déménagement

 

C’est le moment de partir. Je t’ai laissé mes coordonnées pour toutes les affaires de logistique. Mon premier sourire de la journée quand je quitte l’appartement, ce n’est plus « chez moi ».

Quelques minutes plus tard, à deux kilomètres de là, les déménageurs commencent à vider le camion. Ce soir, je dormirai chez moi. 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:29

Arthur :

- Tout est blanc.

Primavera :

- oui, mais pas nous

- c'est normal, nous sommes vivants

- mais non, nous sommes des créatures de verre de Maitre Verrier

- pourquoi, nous a-t-il perchés sur une branche ?

- pour nous mettre en évidence, pour qu'on nous voie bien

- c’n’est pas discret, et en plus c'est dangereux !

- pourquoi, dangereux ?

- imagine que nous tombions ! Nous nous casserions en mille morceaux ! Et comment il ferait le maitre verrier pour recoller les morceaux ? Hein ?

- ben... heu ...

- tu vois ! Que c'est dangereux !

- alors, arrête de bouger !

- pourquoi ? C’est solide !

- non, ça casse comme du verre !

- mais c'est du bois flotté, c'est solide !

- oui, mais il est gelé, c'est doublement dangereux

- j'aimerai bien aller faire un tour ....

- si on se cassait en tombant, au moins on s'occuperait de nous

- depuis, qu’on est dans cette vitrine, personne ne s'occupe plus de nous

-  mais si ! Y a la dame avec le plumeau et puis tous ces gens qui nous admirent

- oui, mais, c'est comme si nous n'étions pas là. Ils parlent de nous, pas toujours gentiment, sans tenir compte de nos sentiments. Et puis parlons-en de la dame au plumeau. On dirait qu'elle prend plaisir à nous embêter. A chaque fois, je lui dis, pas le nez ! C'est vrai qu’avec son baladeur mp3 elle ne doit pas nous entendre.

- c'est vrai. Moi je lui dis : "pas mes doigts de pieds". Et à chaque fois je manque de tomber

- Dis donc, après l'exposition qu'est-ce qu'ils vont faire de nous ?

- Tu crois que nous allons retourner chez Maître Verrier ?

- Je ne sais pas. Ce matin la porte de la réserve était ouverte et j'ai vu plein de cartons.

- Tu crois qu'on va nous séparer ?

- On est arrivé séparément. Je pense que ce sera pareil pour le retour

- Et notre branche, ils vont la garder ?

- J'ai peur ! Je vais sauter en bas de la branche et m'échapper. Peut-être que je trouverai quelque part où on ne me traitera pas d'objet.

- Attends-moi ! J’arriiiiiive !


lien avec la photo :
http://azacamopol.over-blog.com/article-jeu-du-27-octobre-au-10-novembre--37519181.html

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:46



Parfum de neige

L’hiver était à son apogée. Les flocons de neige étaient tombés en abondance toute la nuit. Le jour se réveillait sans un bruit, avec juste ce parfum si particulier que seul le manteau de neige peut exhaler.

Matin blanc, sous un ciel limpide éclairé par un soleil glacial.

http://www.grandclos.ch/reportage/images/hiver-arbre.jpg

L'arbre se dressait, au milieu de la clairière, tel un héros après la bataille. Le grand cocotier en avait vu d'autre. Squelette noir au milieu de la couverture de neige immaculée, Les branches ployaient sous le poids du manteau de neige. Au centre de la branche, chose d'insolite rompait cette belle harmonie. Là, se trouvaient deux personnes, blotties l'une contre l'autre et calées au sommet de l'arbre. L'une était vêtue uniquement d'un short noir et l'autre d'une petite robe bain-de-soleil blanche. L'ombre des arbres raccourcissait et d'un seul coup le soleil éclaboussa le vieux cocotier. L'arbre craqua de tout son bois puis sembla se secouer comme pour enlever toute cette neige. L'une des personnes, celle habillée de noir se réveilla en sursaut et cligna des yeux, éblouie de toute cette blancheur.  Elle frissonna. Elle secoua son amie :

- Blanchette, Blanchette! Il faut te réveiller !

Blanchette, remua légèrement, et continua de dormir.

- Blanchette! Blanchette!

Enfin Blanchette, se redressa et ouvrit difficilement les yeux :

- Oui, Que se passe-t-il ? Enfin ! Noiraud !  Je te rappelle que nous sommes en vacances !

- Je sais ! Mais regarde où nous sommes ! Qu’y avait-il de prévu aujourd’hui ?

Blanchette regarda autour d'elle et ne sembla pas étonnée de l'endroit où elle se trouvait. Curieusement, alors que la température était bien en dessous de zéro degrés Celsius elle n'avait pas froid dan sa petite robe. De son côté, Noiraud frissonnait.

- Je croyais que nous devions aller faire de la plongée...

- ah ! Oui ! C’est vrai...

- regarde, c'est le temps idéal

- oui mais, plonger dans la neige on n'y verra rien !

- mais si !

- je veux bien te croire. Et si nous prenions notre petit déjeuner

Sitôt dit, une petite table apparut entre eux deux, garnie de 2 petits bols, d'une petite cafetière, de petits pots de confiture, d'une petite motte de beurre, de toutes petites cuillers. Enfin, tout était ridiculement petit. Blanchette pris la cafetière entre deux doigts et faillit la lâcher quand elle la souleva, car celle-ci pris immédiatement une taille normal.

- Allez Noiraud ! Fait les tartines. Ni d'une, ni deux... une pile petites tartines se dressa dans une assiette. 

- oh ! C’est très drôle ! Un café noir pour moi et café au lait pour Blanchette !

Le café au lait fut fait, juste comme Blanchette l'aimait.

Tout était parfait, le goût de chacun étant satisfait.

Blanchette, la première réclama une douche, et hop ! Un arrosoir équipé d'une cordelette apparu au dessus d’eux ! Elle tira la corde, la table du petit déjeuner s'évapora et une pluie tiède tomba sur eux sans mouiller leurs vêtements.

- et maintenant ? Comment devons-nous faire pour plonger dans le lagon ?

En prononçant ces mots, Blanchette espérait qu'il se passe quelque chose... Mais rien ne se passa.

- Noiraud ! Fait quelque chose !

C’est alors que Noiraud, se laissa glisser, comme sur un toboggan, sur la feuille, tomba, et disparut dans le manteau neigeux. Blanchette qui jusqu'à présent ne s'étonnait de rien, semblait épouvantée et cria :

- Noiraud ! Noiraud !

Au loin, elle entendait Pierre appeler en la secouant : "Marie, Marie ! Réveille-toi ! Noiraud dort sur tes pieds"

Difficilement, Marie ouvrit les yeux et en effet, vit le chat couché sur ses pieds. Pierre qui la regardait en souriant était vêtu d'un caleçon noir et elle d'une nuisette blanche ...

- Pierre, je suis désolée de t'avoir réveillé, j'ai fait un drôle de rêve. Tu veux que je te le raconte ?

 

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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