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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 10:30

utiliser les mots: Hélène, ancêtre, rêve

 

Dans un rêve, le bateau erre comme un vaisseau fantôme. Il glisse sur une mer d’huile. Les oiseaux de mer tournent au-dessus de lui, espérant quelques pêches miraculeuses. Le rire des mouettes rompt le silence noir, opaque qui empêche tout ressenti, toute envie de parler, de crier et même de rire. Il serait tellement facile de rire en chœur avec les mouettes. Le bateau se redresse et poussé par un vent chaud, étouffant, s’éloigne de l’île. Il trace sa route vers l’est, laissant derrière lui le pays des Hélène. Personne pour piloter, le gouvernail sait ou mener sans risque le bateau fatigué. Bateau fantôme condamné à faire la navette entre les îles ioniennes et quelques côtes turques, hésitant à accoster,  puis y renonçant. Il fait demi-tour et revient. Fantôme déchu, transportant quelques revenants amoureux de la belle Hélène, qui espèrent quelque cheval de Troie pour arrêter le vaisseau et faire ainsi que les ancêtres se reposent enfin. Nulle esquisse, de tous les côtés de l’horizon pour interrompre le rêve devenu cauchemar.

 

09-2013 © Mélodie-M

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:06

 

Il était là, bien droit entre les jambes de la petite fille, le petit vélo avec ses gros pneus blancs, sans roue libre et sans freins. Un vélo « Louis Bobet » avec un joli cadre peint en rouge et des chromes qui le faisaient briller sous le soleil. Il semblait déconcerté devant le kiosque des Allées Gambetta où sa cycliste en herbe et lui étaient tombés en rencontrant les jambes d’un promeneur.
Depuis qu’on lui avait enlevé ses stabilisateurs, il travaillait beaucoup plus et se sentait fatigué. Il entendit la grosse voix gronder : »Il ne faut pas rouler si vite, tu ne pouvais pas freiner ! »

La petite fille répondit : « Je n’ai pas de freins ! », comme pour assumer cette responsabilité, mais qui rendit honteux le petit vélo, pas assez grand pour être équipé de freins.

Il se sentit penaud et chuchota : « Je veux rentrer, je suis fatigué ».

- Allons, ne crains rien, n’ai pas honte, je t’aime comme tu es. Et puis restons encore un peu. J’irai moins vite.

La petite fille était triste pour son vélo. Tous les enfants ont un vélo. Toutes les grandes personnes ont eu un petit vélo quand elles étaient enfants. Tous les vélos de la terre pourraient être heureux si on ne les maltraitait pas en jouant au coureur cycliste. Il faut bien les traiter sinon  ils s’usent trop vite, et même si on peut les réparer, il arrive le moment où il est trop tard pour les sauver.

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:33

pour la fin de l'atelier d'écriture auquel j'ai participé pendant trois années

carnet-Moleskine.jpg

 

L’atelier d’écriture

 

 

Atelier, comme labeur, comme peine ?

Non ! Juste, un moment de plaisir passé et à venir;

Ecriture, nous avons joué avec les mots,

Jonglé avec les verbes,

Pour que ces mots prennent le bon chemin

Et se rejoignent en jolies phrases.

Un peu, beaucoup de moi, couché sur le papier ;

Angoisse de la lecture,

Lire mes mots, mes mots dits, doux, révoltés ;

Gorge nouée à l’intimité ainsi dévoilée ;

Larmes d’émotion à l’écoute de l’autre ;

De ces heures passées rapidement

De beaux souvenirs resteront

Et de  belles rencontres qui je l’espère,

Reviendront demain.

Merci à tous pour ces moments

Où les noms se mariaient avec les verbes

Enlacés dans les bras des articles.

Merci auditrices et auteures,

Sous l’égide de notre animateur,

De ces après-midis manuscrits.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:17

 

 

 

En ce dimanche d’octobre, toute la famille s’était évadée dans le parc du château à la lisière de la forêt. C’était l’été indien comme rarement on ne l’avait vu.

Devant les enfants avançaient doucement. Les plus petits sur leurs vélos pédalaient de leurs courtes jambes, bien installés sur leurs stabilisateurs. Leurs cris brisant le silence et les parents souriaient au spectacle de leur joie de vivre.
 
La chaleur de l’automne couvrait la forêt et le soleil bas donnait aux feuilles des teintes dorées.

Un peu en arrière du petit groupe, papy et ses fils discutaient entre hommes sur les dernières actualités politiques faisant des prévisions pour les prochaines élections.

Dans le lointain, des corbeaux gémissaient des plaintes étouffées interrompant les conversations tranquilles des adultes.
Arrivés en bordure de la forêt les petits s’arrêtèrent, attendant le reste de la famille. Un très grand calme coulait autour des arbres dans les sentiers mal dessinés. Papa nous fit signe de prendre le chemin le plus large pour que les petits pissent continuer la promenade sur leurs vélos.
Ma cousine et moi leur emboitèrent le pas et continuèrent notre conversation chuchotée entrecoupée d’éclat de rire d’adolescentes. Tandis que mes cousins s’élançaient avec des cris de sioux au travers des grandes herbes sur les sentiers mal dessinés. Papa leur cria de ne pas s’éloigner.

Mamy et ses deux belles-filles, à quelques pas derrière nous, parlaient de la dernière épidémie de varicelle qui nous avait, ma cousine et moi, rendues si malades. A quinze ans, attraper la varicelle ! Ça ne s’était jamais vu dans la famille ! Même grandma en avait fait la remarque.

Un peu à l’écart de l'allée, quelques craquements, une branche sèche tombait ça et là, ou une feuille.
C’était bien l’automne, malgré la douceur de l’air. Les feuilles changeaient leurs couleurs et quelques oiseaux envolés les détachaient.
Ma petite sœur descendit de vélo et ramassa quelques feuilles rouges et or pour en composer trois jolis bouquets : un pour mamy, un pour maman et l’autre pour tante Paulette. Le petit cousin fit remarquer, singeant ainsi son frère, que c’était des jeux de filles et continua de pédaler appuyant vivement sur les pédales et imitant le moteur d’une moto.

Mes cousins revenaient de leur escapade dans le sous-bois, les bras chargés de feuilles qu’ils déversèrent en riant sur ma cousine et moi. Les hommes rirent de la plaisanterie, quelques souvenirs d’enfance leur revenant à la mémoire, tandis que maman et tante Paulette protestaient doucement.  

L’après-midi s’étirait en même temps que l’ombre des arbres à demi-dévêtus. Bientôt, il faudrait rentrer et autour de la grande table de la salle à manger nous dégusterons les bonnes crêpes que mamy nous fera, accompagnées de confitures de fraises du jardin et de jus de pomme.


  

 

L’exercice consistait à utiliser le texte de Pierre Gamarra extrait des Coqs de minuit :

« La chaleur d’automne couvrait la forêt. Les feuillages tremblaient à peine. Des corbeaux gémissaient des plaintes étouffées dans le lointain. Un très grand calme coulait autour des arbres, dans les sentiers mal dessinés. Une branche sèche tombait ça et là, ou une feuille. Un oiseau envolé l’avait détachée. »

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 07:00

Décrire comme si on ne l’avait jamais vu le centre de nos préoccupations

 

 

Au fond de la cave, la boite à gâteau métallique, m’intriguait. La curiosité fut plus forte que tout. Je pris la boite et la secouai doucement. Un cliquetis d’objets s’entrechoquant se fit entendre.

Je reposai la boite et soulevai le couvercle. Je découvris un amas de petits objets de toutes les tailles, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Certains semblaient abimés avec des trous et des formes asymétriques. Je pris le plus gros et le posai au creux de ma main. Il était bien lisse, bien brillant, circulaire et légèrement bombé d’un côté. De l’autre côté, un petit anneau me permettait de le tenir entre mes doigts. Intriguée, j’en pris un autre. C’était le plus petit, 5mm de diamètre, lui était en verre transparent.

J’en attrapai une poignée que je fis glisser les uns contre les autres. La plus part étaient percés de petits trous.

J’admirai toutes ces couleurs. Les matières aussi étaient très variées. A quoi cela avait-il servi dans le passé pour que ces objets soient consciencieusement gardés ? Puis pour une raison inconnue, ils avaient été enfermés dans une boite jetée au fond de la cave !

Inutiles ! Certainement !

Peut-être un jeu ?

Je les fis sauter dans ma main puis, un par un je les alignai sur l’établi. Deux gros recouvert de cuir sans trou. Puis ceux qui avaient deux trous par ordre de grandeur, puis les quatre trous par couleur.

Tiens ! Celui-là semblait usé, différent. Recouvert de tissu, il était accroché à un petit bout de fil délavé qui avait dû être assorti à la couleur du tissu.
Je vais le garder pour me renseigner.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 06:28

Vivant !
Il était Vivant !

Sous les vestiges de la maison

La vie reprenait ses droits.

Sa tête tournait comme après une valse effrénée.

Il entendit le crépitement de la verrière qui s’écroulait,

Juste avant qu’un éclat de verre lui coupe l’artère carotide

et lui fracture les vertèbres cervicales.



http://farm4.static.flickr.com/3003/2456812820_cea7c7e8af.jpg

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:06



En quelques secondes, il se retrouva entièrement nu, mais ce n’était certes pas un bon bain chaud qui l’attendait
.  Par l’entrebâillement de la porte l’homme distinguait l’ombre du lit. Le corps gracile de son amie soulevait les draps. Elle était si fatiguée, après leur cavale. Elle l’avait organisée de main de maître. Tout avait été étudié, photos à l’appui, chronométrage. Comme un géomètre elle avait mesuré les distances, les longueurs des couloirs du palais de justice, le nombre de gardes, les horaires des relèves, et même imaginé comment détourner l’attention de son avocat. Les travaux et la présence des ouvriers devaient faciliter les choses. Elle n’avait pas voulu lui fournir d’arme, et elle avait eu raison. Bien sûr lui aurait préféré, elle n’aurait pas eu à mettre au point ce scénario digne des meilleurs films policiers. Tient ! il faudra qu’ils écrivent un livre sur cette folle équipée. Le seul grain de sable avait été la voiture ! Ah ! Fichue bagnole ! Qui les avaient lâchés à 50km de la planque ! C’est certain qu’une fille ne pense pas à ce genre de chose ! C’est vrai quoi ! On met de l’essence dans le réservoir et ça doit marcher. Les révisions, les niveaux, tout cela est un peu hermétique.

Enfin ! Ils sont quand même arrivés dans leur petit nid. Après 15h de marche à travers la montagne et une petite halte pour se reposer. Mais il fallait sortir de là ! Trop près de voiture abandonnée. Les 5 derniers km, ils se sont soutenus, titubant, trébuchant.
Quand ils sont arrivés, elle s’est déshabillée, glissée sous les draps et endormie comme une masse. Il aurait bien aimé un câlin, mais ils auront tout le temps une fois en sécurité.

Il se couche prés d’elle, la prend dans ses bras et s’endort.

Le soleil est haut dans le ciel quand l’homme ouvre les yeux. Il ne sait ce qui l’a réveillé. Son amie dort toujours contre lui. Doucement il se glisse hors du lit jusqu’à la petite fenêtre et ce qu’il voit lui glace le sang. Un escadron de gendarmerie accompagné de chiens monte à l’assaut du versant  de la montagne. Ce sont les aboiements des chiens qui l’ont réveillé. Il passe dans la salle et enfile rapidement ses vêtements. Il revient dans la chambre, regarde son amie endormie, imprimant ainsi son visage dans sa mémoire. Il allait se pencher sur elle pour l’embrasser, mais se ravisa quand elle soupira.

Sur la pointes des pieds, il s’éloigne du lit, puis sort du chalet par la porte de derrière cachée aux regards des gendarmes. A grands pas il commence l’ascension, espérant rester caché le plus longtemps possible aux regards des gendarmes.

Il allait passer sur l’autre versant quand il entendit des cris qui le firent se retourner.  Les gendarmes avaient été plus rapides qu’il l’avait espéré. Certains d’entre eux tendaient leurs mains dans sa direction.

Il plongea sur l’autre versant, courant, trébuchant, jurant ! Il tomba, roulant sur la pente, heurtant quelques pierres. Il fut arrêté par un rocher. Etourdi, il resta immobile un instant.
Quand l’homme se redressa, du sang coulait sur son visage et sa cheville le faisait souffrir, mais il fallait continuer, il fallait qu’il s’échappe, il ne voulait pas se retrouver en prison, il ne voulait pas de procès. Il voulait juste la liberté, sa liberté !

Les voix des gendarmes semblaient plus proches, mais l’homme ne se retournait pas ! Avancer ! Avancer ! Encore et encore !  Oublier la douleur !

Il entendit ce mot « Halte ! » mais il ne voulut pas le prendre en compte. Juste continuer, courir vers la liberté. Il continuait, il ne sentait plus rien, n’entendait plus rien, oubliés les aboiements des chiens, les injonctions des gendarmes. Il ne pensait qu’à courir vers sa liberté…

« Halte ! » crièrent les gendarmes. Mais l’homme continua son chemin et les balles des gendarmes achevèrent sa cavale définitivement.

 

Pour mon atelier d’écriture :  1ere phrase et dernière phrase du récit imposées

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:19

Le renard écrit à Jean de la Fontaine

 

 

Monsieur,

 

Cela fait un peu plus d’une année, que je ne vous ai écrit pour conter mes aventures. Votre dernière publication m’avait bien contrarié, moi qui espérais en être le héros, je ne me reconnaissais pas dans votre fable. J’espère que cette fois-ci vous me ferez une fin honorable.

Alors voila !

Il y a quelques temps delà, je vagabondais dans la forêt du Roi pour me trouver quelque nourriture, l’estomac dans les talons, quand je fus attiré par une odeur un peu bizarre mais au combien aguicheuse  pour mes papilles. Je trottais silencieusement, tout au moins mes pattes ne faisaient pas de bruit, mais mon estomac vide se manifestait par un concerto de gargouillis allant crescendo.

Enfin, je découvris l’origine de l’odeur en levant la tête. Je bavais de faim et d’espoir. Mais, oh ! Malheur ! Mon festin se trouvait sur une branche d’arbre que je ne pouvais atteindre, n’étant pas félin. Je bavais, l’odeur ! Que dis-je le parfum taquinait mon nez que vous savez ô combien sensible. Mes moustaches se dressaient, je frémissais.  Je tournais autour de l’arbre, cherchant désespérément comment m’élever en altitude. L’estomac tourmenté se tordait d’envie, une vraie torture. J’étais à l’agonie ! Ma langue pendait tragiquement. Je me couchais entre deux grosses racines, la tête levée vers les branchages, bavant de faim et de frustration. Ma tête me semblait plus lourde et mon cou endolori de se tendre vers les frondaisons. Je secouais la tête ankylosée pour assouplir les muscles de mon cou tétanisés. Un rayon de soleil m’apporta un peu de chaleur et me donner un peu de confort.  Je commençais à m’assoupir quand un claquement d’ailes et grand croassement me firent sursauter.

Maître corbeau venait de se poser auprès de mon rêve de festin. J’essayais d’attirer son attention en l’interpelant. Il pencha sa tête et me regarda de son œil noir, un long croassement et ma déception fut grande quand je vis l’objet de ma convoitise s’envoler dans le bec du coquin.

Je posais ma tête sur le sol et m’endormit. Ne dit-on pas qu’une bonne nuit de sommeil vaut un bon repas…

Vous voyez, Monsieur, que cette aventure n’a pas été très heureuse pour moi. Vous saurez, j’en suis certain, en faire une bonne leçon.

Mais je vous en prie, si pour une fois vous pouviez faire en sorte que je ne sois pas un héros malheureux, ce serait me faire un grand honneur.


Je suis, Monsieur, votre humble serviteur…





Réponse de Jean de la Fontaine au renard

 

 

Mon cher Maître,


J’ai bien reçu votre missive qui m’a rassuré sur votre santé, car bien que je vous aie maltraité dans mes précédents écrits, je vous apprécie beaucoup et j’ai beaucoup d’amitié à votre égard.
C’est avec plaisir que j’utiliserai votre aventure et que je mettrai en scène votre ruse et votre charme.
Et même si ce jour-là, vous n’avez pas dîné, je vous promets que ce que vous lirez, vous vengera. Je ne vous conterai pas ici l’histoire, mais connaissant votre impatience, c’est avec un certain amusement que je vous laisserai attendre la parution de cette fable.

Dans d’autre textes vous retrouverez certaines de vos rencontres qui à leur tour descendront de leur piédestal de héros.

Mon cher Maître, je vous souhaite le bonjour et bonne chance pour de nouvelles aventures.
Votre ami …

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:14

Sans plan, se surprendre, faire un texte d’une seule phrase à la 1ère personne du singulier sur un moment d’écriture, un souvenir, à quoi vous pensez, le temps qui passe lentement, l’effort, les pensées…

 

Voila  le porte-plume qui se pose sur la page blanche, un peu hésitant pour cette unique majuscule et ce premier mot qui va lancer, élaborer, construire cette phrase solitaire, longue comme un jour sans pain et sans l’eau qui a été utilisée pour dissoudre la poudre d’encre violette comme les iris qui me font penser au joli mois de mai 68, mois de mes premiers écrits, de mes premières histoires romantiques, un peu à l’eau de rose pour la midinette dont je me souviens qui cachait son carnet où les pages lentement se couvraient d’histoires, ou quelques fois de simples phrases que je considérai comme très philosophiques pleines de sagesse et de révolte, de tristesse ou de beaux sentiments amoureux, de rêves de jeune fille qui en grandissant a continué de noircir tant de pages de carnets, avec tant de mots écrits, dessinés avec tous les crayons, stylos selon la mode du moment ; et puis les carnets ont disparu quelques temps, mais dans un moment d’incertitude un nouveau cahier s’est posé sur le bureau pour assouvir toutes mes peines, toutes mes hésitations, toutes mes certitudes incompréhensibles pour les autres, et, pour m’amuser un peu, des histoires érotiques qui, quelques fois m’ont fait rougir, mes monologues intérieurs, mes rêves d’autre chose, mes bonheurs aussi et mes rencontres belles ou décevantes, mais qui alimentaient mon crayon pour noircir la feuille blanche…

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 12:00

 


Joëlle Chen: Aube de L'humanité

J'imaginais l’Aube comme un matin d'été au milieu de nulle part. Un air pur, transparent, au parfum et goût de rien, un ciel limpide où le regard peut se porter au delà de l'Univers.

Mais voila, c'est l'aube de l'humanité.

Déjà pleine de réserves, la beauté a disparu. La perfection s'est enrichie en acquérant, les défauts de l'être qui commencera cette nouvelle ère.

L'aube de l’humanité !
Tout doit s'imprégner des couleurs de l’Homme :
rouge pour le sang,
noir pour l'égoïsme,
bleu pour sa froideur,
blanc comme la lumière du dieu qu'il inventera pour donner une raison à toutes ses actions.

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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