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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 12:55
allongée sur la plage sauvage, mes yeux tournés vers cette masse liquide. J'admire, j'adore, je redoute l'océan bruyant sous le souffle de la brise marine. Les vagues roulent, s'écrasent, sous les cris de Poséidon. J'aime la luminosité du matin, l'air semble pur.
Mon regard se porte à l'horizon où un grand voilier file vers l'ouest. J'admire, sans avis, sans opinion, juste j'admire la surface bleu-marine de la mer.

Zoom avant, je regarde les surfeurs en attente de LA VAGUE.

Dans leurs combinaisons noires, allongés sur leurs planches, ils rament. D'où je suis, ils sont comme une colonie de phoques, nageant, plongeant sous les vagues éclatées.  Les plus éloignés du rivage, attendent, patients, surveillant la formation des vagues.  La voila enfin, celle qu'ils attendent, celle qui se laissera chevaucher, celle qu'ils admireront et dont ils parleront ce soir autour d'un verre de punch.
Mes yeux se détournent et ma pensée s'éloigne, toujours attirée par le flux, le reflux inlassable qui vient balayer le sable.
J'aime cette sensation de faiblesse devant la grandeur et la violence de cette nature. Si petite vie face à l'univers.  Je rêve d'un voyage sans fin au coeur de la mer, transportée par les courants marins tout autour de la terre.
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 10:15



Je t'aime.
Laisse-moi te le dire au rythme des vagues, le vent orchestrant leurs mouvements.
Je te prendrai dans mes bras, l'eau t'habillant telle une longue toge de soie.
Paré de mille caresses je te transporterai au dela de tes rêves.
Enveloppé dans un manteau de vagues, je boirai ton souffle et t'emporterai pour un long sommeil brodé de milliers de rêves dans des abysses inconnus.
Chaque molécule d'eau te racontera les vagues, les courants, l'écume qui s'envole et vient se déposer comme un long rubans de dentelle sur la terre.
Je t'embrasserai pour atténuer ta peur et tous les fantômes de tous les temps te raconteront mon amour.
Je te raconterai ma main enserrant la coque du bateau, luttant contre le vent pour le maintenir à flot.
Regarde-moi, je sais que tu m'aimes quand tu plonges ton regard dans l'émeraude de mes flots.
Laisse-toi aller.
Viens! J'effacerai toutes tes peines, toutes tes angoisses.
Viens! je suis ton amante, je suis la mer!


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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:10

 

 

5h du matin ! Paris s’éveille ! Peut-être … je suis loin de la capitale.  Il fait grand jour et dans le jardin, les oiseaux s’en donnent à cœur joie.

Doucement je me glisse hors du lit. Au travers des volets le jour nimbe la chambre d’une lumière ombrée, comme un cocon. Tu dors profondément, emmêlé dans les draps froissés. Une jambe reposant par-dessus la couverture. Comme à mon habitude j’ai occupé le milieu du lit, et toi tu es tout contre le bord. Reposé, ton visage semble dix ans de moins. La tentation est forte de me coucher contre toi et de te réveiller en douceur… Il très tôt, je vais te laisser te reposer.

Dans le salon, j’ouvre tous les volets. Au delà du jardin, un peut en contre bas, la mer m’apparaît, vêtue de sa parure bleu-vert, légèrement ondulée, reposante en ce matin d’été.

La cafetière émet quelques crachouillis et sonne. Ma tasse à la main, je vais m’installer sur la terrasse.

Dans une vieille auge, l’orage de la nuit a fait une piscine pour les oiseaux. Dans un joyeux tintamarre une famille de moineaux s’y ébroue. Un bouvreuil et un couple de mésanges s’approchent timidement. Je reste immobile pour ne pas les déranger. Au font du jardin madame pie picore les vers de terre attardés. L’air est doux, comme une caresse. Je rêvasse, laissant ainsi couler le temps comme du sable fin entre mes doigts.

Le café est tiède. Je pose la tasse au pied de la chaise longue.

Entre les branches du rosier une araignée tisse sa toile. L’orage de la nuit a détruit l’ouvrage de la veille. A partir de quelques vestiges, l’araignée tisse. Ses pattes s’agitent, tricotent les fils qui s’étirent et se tendent. Curieuse, j’observe et j’essaie de deviner où elle va installer le piège mortel.
 Enfin, tel un ingénieur, consciencieusement, les cercles concentriques se dessinent. Quelques reprises par ci, par là et l’araignée se cache derrière une feuille attendant le festin.

La pie s’envole avec un cri strident. Je regarde vers le fond du jardin, pourquoi cet envol un peu effrayé. Sous le framboisier,   tapie, à l’affût, notre chatte Mimine guète les oiseaux qui prennent leur bain. L’herbe est un peu haute… il faudra tondre … Les oreilles dressées, elle avance de quelques pas en rampant, s’arrête de nouveau et reste immobile encore un bon moment. Je sais que ce n’est pas encore le moment où elle s’élancera. C’est au niveau du laurier rose, seulement qu’elle pensera être assez proche pour tenter sa chance. Encore quelques pas. Elle y est. Elle prend son temps. Le bout de sa queue remue doucement. Il s’arrête et c’est d‘un bond, un élan, un sprint … elle saute … plouf ! les oiseaux se sont envolés d’un seul corps, dans un piaillement affolé. Et la chatte est tombée de ses quatre pattes dans l’auge. Je ris… Aussi vite entrée, aussi vite sortie ! Elle semble vexée et s’ébroue de tous ses poils. Je vais chercher une serviette parfumée à la menthe. Je la pose sur mes genoux, je souris en appelant Mimine, qui sans rancune saute sur la serviette et se met à ronronner. Quand je l’essuie doucement.

« Pourquoi, as-tu ri ? ». De douces lèvres se posent au creux de mon cou. « Bonjour, toi. »

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:38

Toi

Tes yeux bleus comme le ciel
plongent au fond de mon âme
en douceur.
Tes mains câlines enserrent ma taille.
La mer gronde
et semble vouloir nous avaler.
Flocon d'écume accroché à mes boucles brunes,
ton souffle dans mes cheveux,
ton rire dans mon cou,
Pur bonheur.




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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 06:00

La nuit est tombée. A l'ouest, une vague lueur orangée taquine le regard. Puis c'est la nuit. Il fait doux en ce début de nuit d'été. La chaleur de la journée se bat avec la fraîcheur de la nuit.

J'écoute le silence, troublé régulièrement pas le chuintement des vagues.

Silence... chhhhhh.... Silence ..... chhhhh..., c'est le mouvement perpétuel de la houle, légère, le vent du large n'est pas revenu de son tour du monde. Il a dû s'égarer du côté des quarantièmes rugissants...



Les yeux fermés j'imagine le ciel constellé d'étoiles et, posé sur cette étendue de velours, le satellite géostationnaire brillant comme un phare. Je ne pense plus, j'entends, je ressens comme une berceuse les bruits de l'océan.

Puis plus rien, juste le silence, Les paupières lourdes, le corps alangui prêt à sombrer, encore un peu de conscience au premier grondement lointain de l'orage...

Je n'entends pas la suite, la mer s'est éteinte, l'orage reste éloigné, je n'entendrai pas la tempête se déchaîner...

Le CD continuera d'égrainer les bruits de la nature tandis que je m'endors.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 15:55

Pour quelques jours, j' y serai...


Mais je n'oublie pas le petit carnet...
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 19:15

 


Je rentre de vacances, et je t'ai laissé, toi, mon amour, mon amant.

T u es resté, inlassable, insatiable, mais toujours beau, merveilleux.

Tu m'as prise dans tes bras si forts, quand tu étais calme et

je me suis laissée bercer, doucement, tendrement.

J'ai nagé vers le large, espérant que tu me gardes.

Mais d'une vague plus grosse, tu m'as rejeté en murmurant

que ce n'était pas encore mon tour.

Oh! amour cruel! Quand tu t'es déchaîné, je me suis battue contre toi.

J'ai plongé dans les vagues qui m'on roulée jusqu'à la grève, 

j'ai essayé de surfer les plus grosses,

qui m'ont balayée comme un fétu de paille.

Je suis revenue jusqu'à l'épuisement et inexorablement tu m'as rejetée.

A bout de souffle je me suis écroulée sur le sable,

te défiant, te maudissant, mais t'aimant à en perdre la raison.

Je te regarde aller et venir sur le sable, fascinée.

Je t'aime que tu sois bleu et limpide sous le soleil,

ou grondant, rugissant, roulant des vagues monstrueuses prêtes à tuer,

sous le vent et les nuages noirs.


Toi, l'Océan tu seras mon dernier amant.

 

 

 

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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