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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 10:45

 

Le texte d’aяf Casse Nini, m’a rappelé cette petite fille que j’ai connue.  Souvenirs de ces moments de solitudes, de ces moments où elle ne savait quoi dire, où de quoi parler.

 

La maison était petite et il n’y avait qu’un poêle à mazout pour chauffer le rez-de-chaussée. L’étage n’était pas chauffé Dans la petite chambre qu’elle partageait avec sa soeur il n’y avait qu’un petit chauffage électrique, un gros pull et des charentaises aux pieds pour la réchauffer. Quand elle avait terminé ses leçons, il lui fallait éteindre le chauffage, histoire de ne pas gaspiller et à regret elle descendait vite pour s’asseoir au coin du feu un livre sur les genoux ou aider à la cuisine toujours sans rien dire, mais dans ses songes.

Elle haïssait les disputes, jusqu' à se fermer à l’atmosphère ambiante, et ne plus entendre les cris de sa mère. Elle ne pouvait s’isoler. Elle partait dans ces rêves de petites filles où le prince charmant est charmant, où il n’y a plus de méchants.

Elle adorait les voyages en voiture où il fallait se taire pour ne pas perturber le conducteur. Elle fermait les yeux et elle s’imaginais héroïne d'une belle histoire, où tout serait beau dans le meilleur des mondes, sans cris, sans cette tristesse qu’elle ressentait au creux de l'estomac dés qu’elle se retrouvait dans le "cocon" familial. Elle aimait quitter la maison. L'école lui permettait de vivre. C’était un ailleurs où elle n'avait pas de blocage pour parler. Au contraire Elle était une élève bavarde, ce que ses parents avaient du mal à comprendre, puisqu' à la maison elle ne parlait pas ou très peu. En quittant le Normandie où elle avait vécu jusqu’à 11 ans chez sa grand-mère maternelle, elle avait appris qu’il ne fallait pas trop se lier, que pour les amitiés, il y a toujours quelque chose ou quelqu’un pour se mettre en travers. De cette leçon elle a retiré cette limite qu’elle met à toute relation, aussi bien en amour qu’en amitié.

La petite fille se sentait bien chez les autres, parce que c'était la fête, qu'on allait passer un bon moment, qu'il n'y aurait pas de dispute.

Le seul endroit qu’elle apprit à détester était la maison de Bretagne. Et pourtant qu’elle aime cette région. Là- bas, c'était la famille de son beau-père. Sa mère s'était remariée quand elle avait 9 ans et une petite sœur était née quelques 9 mois après. Là-bas elle n’était personne. Longtemps elle ne les a pas accompagnés quand ils y allaient en vacances où pour un week-end.  Elle restait avec mon père qui travaillait quelques 12 heures par jour, à Paris, au pied du Sacré-Coeur Elle était libre toute la journée dans un quartier haut en couleur.

 Pourquoi, ne pouvait-elle pas les accompagner ? Parce qu'il ne fallait pas dire que sa mère était une femme divorcée, qu'elle avait eu un enfant d'un premier mariage, c'était mal vu. Le qu'en-dira-t-on ! Alors l'été, elle passait ses vacances chez sa tante aux Sables d'Olonne et en échange c'était sa cousine qui les accompagnait en Bretagne. Elle était persuadée que c'était bien, que c'était le mieux pour elle. Avant d’y aller pour la première fois, elle ne connaissait pas la raison ou n’avait pas tout compris. Donc la première fois qu’elle y est allée elle avait 16 ou 17 ans. Elle allait découvrir la Bretagne, la maison de Bretagne, la mère de son beau-père qui portait la coiffe bigoudène et la famille. En effet, il y avait une fête, le baptême d’un petit-neveu. C’était le mois de juillet, il faisait un temps superbe, un ciel bleu limpide.  A la sortie de l’église, il y eut des embrassades, des salutations des voisins et connaissances et il y eut la question : « qui est cette jeune fille ? ».

Elle allait répondre, quand sa mère la devança : « c’est ma nièce, la fille de ma soeur de Vendée. »

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:50

Je me souviens d'une photo...
Regard énygmatique, un soupçon rieur, un soupçon curieux. Pensif.
Juste là, sur l'écran, surveillant ma lecture comme un pion de lycée.
Je savais quand le sourcil se levait à mon sourire.
Je n'ai jamais pu le surprendre.
Un jour, facétieux, il a mis son nez de clown.
J'aurais voulu y poser le bout des doigts comme on touche le pompon du marin.
Le regard n'avait pas changé.

Maintenant le fantôme de messenger a remplacé la photo.
Son nom? que vous dire? Cartésien comme le philosophe
ou Descard comme le joueur de batterie,
d'un carré au point, aujourd'hui moins ou tiret.
Je ne veux pas être d'accord avec lui de peur qu'il ait tort.
Rien ne m'empêchera de le lire.

Avec tendresse,
 je l'appelle
mon ami "blue eyes".


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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 08:22
C'était une escapade en Normandie ...

De Deauville à Etretat, green, green, green...

Deauville, illusion de soleil,
j'ai imaginé de longues silhouettes blanches
ombrelles ouvertes et capelines extravagantes,
fantômes de stars d'un temps passé,
arpentant les célèbres planches.
Deauville! La mer grise rejette les coquillages vides,
eau chargées des alluvions de la Seine
et ... autres polutions,
dessine une dentelle d'écume jaunâtre,
sur le bord de la grève.
 
Le ciel gris annonçaient la pluie.
Le vent léger n' a pas taquiné les vagues.
Le ciel, la mer n' ont fait qu'un, sans frontière,
vendredi, samedi, il pleuvait entre les éclaircies. :o))

Dimanche, Le Havre, à peine effleuré,
le ciel gris retenait la pluie au dessus de nos têtes
et le soleil fut vainqueur.
Ah! ces parcours de golf où la météo incertaine,
nous fait hésiter entre le manteau de pluie et les lunettes de star. 
 
 
La gastronomie normande était aussi au rendez-vous,
des produits faits maison,
la crème fraîche,
du livarot au pont-l'évèque en passant par le camembert,
et bien entendu ...
le pointu, en passant par le jus de pomme maison, le cidre, le pommeau et le kirr normand...
 
Brunch pour recharger les batteries avant le parcours de golf...
 
 
 
Enfin, lundi, Etretat, la belle,
falaises immaculées ,
Le ciel bleu au rendez-vous, fusionnait avec la mer.
brume à l'horizon.
Ce parcours au sommet de la falaise
nous a couronné "rois et reines du monde",
où pour l' honnorer
nous nous sommes surpassés ( hé, hé!).
le soleil nous a acompagné tout au long des 18 trous.

Et un 19ème trou sympathique pour clore cette escapade normande. 
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 12:00

 

 

J'avais été malade. Rougeole ! En ce temps-là on ne vaccinait pas contre cette maladie. Doucement je me remettais et la convalescence avait été longue. Interdiction de sortir...

Ce jour-là, j'étais seule à la maison.  Quel tourment quand, regardant par la fenêtre je vis des flocons de neige voltiger dans le ciel et faire de petites tâches blanches sur la terre brune du jardin. Les flocons devinrent plus denses et petit à petit recouvrirent le jardin d'une couverture blanche ; donnant à l'air un parfum particulier et étouffant les bruits. J'imaginais la danse des boules de neige autour du bonhomme aux yeux en boulets de charbon, une carotte à la place du nez, le vieux chapeau de jardinier de ma grand-mère sur la tête, une écharpe rouge autour du cou et un morceau de branche d'arbre en guise de pipe.

A travers la fenêtre, je voyais quelques moineaux recroquevillés sur une branche du cerisier. Un peu plus haut, le merle était devenu muet. Mon oncle, pour s'amuser avait posé un petit piège juste devant la fenêtre. Le morceau de mie de pain, comme par défi n’avait pas été recouvert de neige. C’était une vraie tentation pour tous ces petits oiseaux. Je souhaitais, j'espérais qu'ils ne le voient pas. Peut-être plus gourmande ou affamée une grive s'en approcha. Je tapais au carreau pour l'effrayer, elle devait être sourde ! J'aurais voulu sortir, mais je n'osais pas. Elle s'approcha un peu plus, sa petite tête s'activait de droite et de gauche, comme pour s'assurer qu'aucun congénère ne viendrait la déranger pendant son festin... D'un mouvement vif, le bec vint se planter dans la mie de pain... CLAC ! Le piège s'était refermé sur le petit cou. Je regardais, malheureuse, fascinée ce petit être se débattre sans succès de s'échapper. Le battement d'ailes devint moins vif, puis se transforma en soubresauts de plus en plus espacés.


Je détournais les yeux, un peu honteuse de n'avoir rien fait. C'est alors que je vis Fripon, le chat du voisin tapi sous le groseillier, le regard fixé sur le petit corps inerte de la grive. Il devait être là depuis un petit moment, il avait choisi sa proie. Aplati sur le sol, il se mit à avancer en direction du piège. Un petit battement d'ailes, Fripon stoppa... Puis repris sa progression. Du bout de la patte il toucha la grise qui dans un dernier sursaut eut un léger mouvement des ailes. Prudent Fripon restait là, sans bouger devant sa proie, attendant, provoquant un geste de la petite victime. Fripon donna un dernier coup de patte, plus aucune réaction de la grive, rassuré il s'empara du petit corps qu'il dégagea sans effort du piège meurtrier. Il passa sous la haie et disparut de mon champ de vision.

J'étais triste, la petite grise était morte.

Quand mon oncle rentra à la maison. Je lui racontais ce que j'avais vu. Et je lui reprochais d'avoir posé un piège, c'était de sa faute si la petite grive était morte ! Et, c'était bien fait pour lui, si le chat l'avait volée !

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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