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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 08:52

 pour le défi de Birgophéa: l'homme et la fidélité

Il r
egardait son épouse. Elle était toujours aussi belle avec son visage lisse comme celui d'une jeune fille et sa silhouette longiligne. Où était passée leur belle complicité ? Chacun ayant ses occupations, ils ne communiquaient plus. Elle avait essayé plusieurs fois d’avoir une discussion pour comprendre cette relation qui n’existait plus et ces mots devenus acides quand ils n’étaient pas indifférence.  Il la fixait toujours avec ce regard pensif quand elle leva les yeux de son assiette. La question fusa : « j’ai une mouche sur le nez ? ». L’accent irlandais qui l’avait charmé autrefois lui écorcha les oreilles. Pour une fois il n’eut pas envie d’avoir le dernier mot et eut un haussement d’épaules avant de se concentrer de nouveau sur le contenu de son assiette. Il savait que son hyperactivité, son travail et ses fonctions de bénévole l’occupaient beaucoup. Il n’avait pas vu la dérive ni le moment où il s’était déconnecté.
Ses hôtels fonctionnaient parfaitement. Pour le dernier qu'il avait acheté au printemps il avait embauché une jeune directrice qui avait acquis son expérience en faisant le tour de l'Europe dans de grands hôtels.
Très professionnel, lors de l'entretien d'embauche il avait surtout remarqué son expérience professionnelle, sa distinction et sa classe. Depuis ce jour-là, elle assumait parfaitement sa fonction.
De plus en plus souvent il pensait à cette jeune femme qu'il avait regardée différemment à la suite de la dernière réunion mensuelle de ses directeurs. Elle était restée quelques jours de plus pour une formation.  Ils avaient déjeuné une fois ensemble. Après avoir traité quelques sujets relatifs au travail, la conversation s'était élargie, était devenue plus personnelle aussi.  Il l'avait appréciée d'une manière différente. Il avait vu une jeune femme jolie, charmante, cultivée. Il s'était surpris à faire l'effort de vouloir plaire, lui si sûr de son charme, de son physique, lui le patron, l'homme de cinquante ans, marié et père de famille.
Ce soir, assis à la table du dîner, face à son femme, il se sentait mal à l'aise. Ses pensées vagabondes lui donnaient un air pensif qui intrigua son épouse. Quand elle s'en inquiéta, il lui répondit :"juste un petit problème au bureau".
Plus tard, dans l'intimité de son bureau, il repensa à l'inquiétude de sa femme et réfléchit à ce mensonge, à ce "petit problème au bureau". Il lui plaisait, il l'avait bien vu. De son côté, il devait bien se l'avouer, elle l'intriguait et elle avait quelque chose de spécial qu'il aimait bien. Jusqu'à présent, il ne s'était rien passé... pas encore, pas un geste, pas une parole les engageant vers une liaison. La tentation était là, il lui suffisait d'un mot pour s'aventurer en terrain inconnu, celui de l'infidélité... mais ne l’était-il pas déjà par la pensée ?
  

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Published by Mélodie - dans Jeux de mots
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commentaires

Francky 06/05/2008 11:14

Très beau billet mélo !

Ce qui compte surtout, c'est qu'il soit "infini d'elle" non !?

Goes...

chieuse 06/05/2008 10:49

infidèles nous le sommes tous, l'ailleurs, l'autre, l'autrement nous attire, je crois que c'est parce que nous ne savons pas regarder au delà de nous même, infidèles parce qu'égoistes... l'autre, celui de tous nos instants passés, celui de notre présent n'existe plus, comme si nous l'avions consommé et digéré et gourmands que nous sommes nous cherchons toujours l'autre que nous allons ingéré... l'homme est une mante religieuse...j'adorerais que tu me rendes visite mélodie et je tembrasse très fort.

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Le jardin de Mélodie

Toi, l'ami qui vient me lire,

Ici, tu es libre.
Tu peux juste passer le long de la clôture,
entrouvrir la petite porte,
ou bien venir t' asseoir sur le banc,
Coin-de-jardin.JPG t'imprégner des senteurs fleuries
des arbres de l'amour et de l'amitié,
des fleurs parfumées
De tendresse, de plaisir et de douceur
Reste, je te rejoindrais
à l'ombre des arbres
pour te donner la quiétude et la sérénité,
et si tu es bien, accepte quelques fleurs... 
Mon ami Sophocle,
ici tu verras comme
"il est doux de perdre la conscience de tes malheurs",
dis moi quand tu seras de passage!
Juste un signe qui sera
une graine de bonheur dans mon jardin! 

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